Les ennemis du mirabellier et leur traitement

En général, le traitement des mirabelles a lieu avant et/ou après la floraison pour ne pas
nuire aux abeilles et autres pollinisateurs. Le traitement pré-floral
intervient contre les mousses, lichens, pontes d’insectes
tels que les pucerons, cochenilles, monilia, cloque ou corynéum. Le
traitement post-floral combat les pucerons, le corynéum, la tavelure, les
hoplocampes ou la rouille.
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Les lichens et les champignons |
On les retrouve surtout dans les vieux vergers non entretenus. Sur les branches cassées
apparaissent des « langues de bœuf » et une mousse dense et épaisse
recouvre l’arbre. A ce stade, il est parfois préférable de rajeunir le
verger en y plantant des arbres sains car le traitement de ces maladies nécessite
des produits très puissants et le résultat n’est pas toujours garanti. Les
produits utilisés sont les colorants nitrés et les huiles jaunes.
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Les pucerons verts et farineux |
Ils hivernent sur l’arbre sous forme d’œufs. Ils nuisent à l’arbre en prélevant
de la sève sur le feuillage ; souvent cela conduit à l’arrêt de la végétation
de l’arbre et à la chute des mirabelles. De plus ils secrètent une
substance, le miellat qui favorise l’apparition de la fumagine, un champignon
noir.
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Le corynéum |
Il s’agit d’un champignon dont le développement est favorisé par un temps très
humide et il se multiplie à partir de 9°.Il n’attaque pas tout de suite les
fruits mais principalement les feuilles en y formant des tâches arrondies aux
contours rougeâtres qui se dessèchent et trouent la feuille, d’où le nom de
« maladie des feuilles criblées ».Il s’attaque également aux
rameaux et de fait détruit les bourgeons. La taille en hiver permet d’éliminer
les rameaux porteurs de la maladie. Le traitement se fait à l’aide de
fongicides organiques de synthèse contenant du cuivre ; il sert également
à la lutte contre le monilia.
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La tavelure |
C’est un champignon qui s’attaque aussi bien aux rameaux qu’aux feuilles ou aux
fruits. C’est surtout sur les fruits que l’on détecte sa présence ;
il y forme des taches arrondies d’abord gris-verdâtre puis noires. Lorsque
les fruits sont mûrs il en déprécie la qualité .Cette maladie est
favorisée par l’humidité et se développe rapidement entre 18 et 20°.Quant
aux feuilles, elle les crible de petits trous plus réduits et réguliers que le
corynéum ;sur l’écorce, elle se manifeste par des taches aux bords
noirs et à la teinte ardoisée. Le traitement de cette maladie se fait à tous
les stades d’évolution de la mirabelle encore verte avec des fongicides tels
que : Folpel, Thirame, Mancogèbe ou Thirame.
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Les hoplocampes |
Il s’agit d’une sorte de petite guêpe qui dépose ses œufs sous l’épiderme
du calice des fleurs en plein épanouissement. Les oeufs deviennent des larves
qui pour grandir se nourrissent du cœur de trois à quatre mirabelles avant de
se laisser tomber à terre pour s’enfouir dans le sol et se transformer en
nymphe qui au printemps suivant donnera un nouvel insecte. Les fruits atteints
de cette maladie tombent à terre et présentent un petit trou noir, par lequel
la larve est sortie. Le traitement se fait avec du Parathion ou du Oxydéméthon.
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La carpocapse |
C’est une petite chenille de couleur rose vif à tête brune qui se nourrit de la
pulpe du fruit qui sous cette action se colore en violet et tombe lorsque
celle-ci a atteint sa maturité (1cm) ; la chenille se loge alors sous l’écorce
du tronc pour se métamorphoser en nymphe qui donnera un papillon brun sombre
qui pondra ses œufs aplatis et opales sur la partie inférieure du fruit. Les dégâts
sont rarement importants mais un traitement est nécessaire si la charge en
fruits est faible. On traitera avec du Parathion ou du Phosalone. Cette petite
chenille est surtout gourmande sur le quetschier.
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La rouille |
Cette maladie n’a guère d’incidence sur la végétation du mirabellier car elle
se manifeste très tard dans la saison par l’apparition de nombreuses pustules
noires sur les feuilles et provoque une chute du feuillage plus précoce.


La taille du mirabellier
Un verger entretenu normalement, subit une taille de formation au cours des cinq
premières années ; elle est destinée à éviter que les charpentières
(branches qui forment la charpente de l’arbre) partent du même point. Plus
tard, on fera une taille d’entretien qui permet à la lumière et à l’air
de bien pénétrer à l’intérieur de l’arbre. La taille a pour but de régulariser
la fructification et de « sculpter » une silhouette agréable et
pratique de l’arbre ;en règle générale pour le mirabellier on garde trois branches de charpente sur
lesquelles se développeront des branches de sous-charpente, appelées également
« sous-mères ». Les arbres fruitiers étant difficiles et dangereux
à récolter, il ne faut laisser filer les têtes en hauteur ; de plus la végétation
est plus forte au sommet de l’arbre.
Quand tailler?
Sur un jeune plant (jusqu’à trois ans), il convient de faire une
taille en été et une en hiver. La taille d’hiver s’effectue de la tombée
des feuilles à début février. Également pratiquée en hiver, la taille de
restauration peut s’appliquer sur les jeunes arbres négligés, les arbres
encore vigoureux de 10 à 40 ans, les arbres ayant atteint leur volume maximum
et les arbres sur leur déclin ; on parle alors de rajeunissement du
verger.

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