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La Vierge à l'Enfant de Niderviller est née d'une
situation conflictuelle remontant au XVIIIe siècle.
Depuis la fondation de
la faïencerie en 1735, les directeurs on embauché
beaucoup d'ouvriers qualifiés, de faïenciers et de porcelainiers
venus d'Outre-Rhin, d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche notamment.
Ces artistes étrangers qui étaient exempts de bien des charges
et qui avaient acquis par mariage des biens dans la commune
de Niderviller,
demandèrent à devenir " habitants " de la localité. Leur requête
fut acceptée par l'Intendant Général de Metz, ce qui provoqua
des rapports très tendus entre la manufacture et le village.
Les habitants menacèrent alors d'incendier la fabrique et,
pour calmer les esprits, François Lanfrey, directeur de l'usine,
fit réaliser par son meilleur sculpteur Charles Lemire, une
magnifique Vierge tenant l'Enfant Jésus en porcelaine. Elle
fut offerte, selon l'inscription placée en bas, en 1785 par
la faïencerie à l'église paroissiale Sainte-Croix de Niderviller
le 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de la Vierge.
Retirée de l'église, elle fut redécouverte en 1890 dans le
grenier de l'école communale et vendue à un antiquaire strasbourgeois.
Elle sera finalement acquise, en 1910, par le Musée national
de Céramique à Sèvres, où elle peut être encore admirée.
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