|
[ Historique ]
[Construction ] [ Rôle
du chemin de fer ]
Construction de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg
|
Avec l’ouverture du chantier d’une voie d’eau reliant PARIS à STRASBOURG,
517 kilomètres dont 2,9 kilomètres en souterrain franchissant les
Vosges par la vallée de la Zorn en 1840 et la construction d’une
ligne de chemin de fer PARIS – STRASBOURG à partir de 1842, des
chantiers gigantesques sont ouverts dans notre région pour franchir
le seuil entre la vallée du Hochgraben et celle du Teigelbach, affluent
de la Zorn.
Un tunnel de 2306 mètres est creusé pour le canal au niveau
d’ARZVILLER à sa sortie Est. Des personnes de la région y travaillèrent
mais aussi des bagnards qui étaient acheminés depuis le midi de
la France jusqu’ici ; ils travaillèrent avec des pelles et des pioches
bien que quelques bâtons de dynamite furent utilisés pour la percement
du tunnel. La prison des bagnards se situait à l’emplacement des
anciens établissements GAERTNER.
La ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg fait l’objet d’une première
demande de concession de Jacob S Blum le 30 mars 1832. Le problème
de tracé provoque une querelle entre le gouvernement, qui tient
tout simplement, à l’image des grandes routes, à relier par la voie
directe PARIS aux grandes villes de province et les SAINTS SIMONIENS
qui envisagent plutôt d’ouvrir les régions jusqu’alors défavorisées
par les voies de communications aux relations commerciales, grâce
aux chemins de fer.
|
 |
 |
La loi du 7 juillet 1833 dégage les crédits pour l’étude des projets.
L’ingénieur NAVIER est chargé de la ligne de l’Est, à sa mort, son
successeur DAUSSE poursuit son travail.
Le canal y étant projeté, la vallée de la Zorn semble une bonne
solution pour la traversée des Vosges. Toutefois d’autres projets
s’affrontent, soutenus par les villes concernées, entre autre Mulhouse
qui préférerait le tracé indirect par la Bourgogne, Dijon et la
vallée du Rhin jusqu’à Strasbourg.
En 1842, le tracé direct par NANCY vers STRASBOURG est officiellement
retenu, reste à faire le choix entre les différentes variantes du
passage des Vosges : la vallée de la Bruche, celle de la Moder ou
pour celle de la Zorn, l’accès par le Teigelbach ou par le col de
Waltembourg mais aussi la vallée de la Zinsel (l'exemple actuel
du TGV nous prouve que l'histoire est un éternel recommencement).
Le tracé définitif joignant le vallon du Hochgraben à celui du Teigelbach
est confié aux ingénieurs Collignon et Schwilge.
|
A part la section comportant les tunnels, les travaux
sont exécutés de 1842 à 1845.
Le tunnel situé en-dessous de celui du canal construit en 1839 à 1849
est réalisé de 1843 à 1848. Il mesure 2678 mètres. Sont également
construits une série d’autres tunnels dont celui de Lutzelbourg ainsi
que le viaduc enjambant la Zorn et canal à Hofmuhl.
Malgré certains problèmes (rupture de digues, effondrements) la ligne
est officiellement inaugurée par Napoléon III, le 17 juillet 1851.
Conjointement viennent d’être exécutés les travaux du canal et du
chemin de fer qui vont donner à la vallée de la Zorn, la première
place pour l’importance du trafic commercial, du passage de Saverne,
au détriment de la route du col. Pendant un siècle, le tonnage des
marchandises transportées sur ce parcours, tant par voie d’eau que
par chemin de fer, va être, mises à part les périodes de guerres,
en constante progression.
L’ère des diligences s’achève, la route du col perd de son importance
à la fin du XIXème siècle au profit des voies d’eau et de fer de la
vallée de la Zorn et du Teigelbach. Une nouvelle fois le passage de
la vallée du Teigelbach montre sa grande valeur économique. |
| |
|
| |
|
|